Just Kids de Patti Smith
avril 30th, 2011
Avant
Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré Patti Smith. J’aime sa musique avant tout mais aussi son style, son attitude, la multiplicité de ses talents, bref tout. Alors, quand Just Kids est sorti, j’ai tout de suite eu envie de le lire mais je voulais m’y consacrer pleinement. Finalement, l’ouvrage est arrivé sous le sapin et ce n’est que dernièrement que j’ai pu partager la vie de bohème de Patti Smith et Robert Mapplethorpe dans le mythique New York des années 70.
Pendant
Just Kids retrace la vie de Patricia Lee Smith de sa naissance dans un milieu modeste à la création de son premier groupe de rock à l’aube de ses 30 ans.
La plus grande partie du livre est consacrée à sa relation avec l’artiste Robert Mapplethorpe. Une relation amoureuse mais aussi et surtout artistique. Une proximité d’âme émouvante à contempler à travers les tribulations de ces deux rebelles courant vers l’accomplissement de leur art.
La plume de Patti Smith est légère et douce, même dans les moments les plus difficiles de sa vie. La poésie et les figures fantomatiques des poètes maudits sont omniprésentes. Entrer dans cette intimité de la création artistique est émouvant.
L’évocation du New York des années 70 ajoute à la valeur hautement documentaire qu’à ce livre. Le Chelsea hotel est alors le théâtre de toute la contre-culture américaine de ces années-là. Sans Robert Mapplethorpe, peut-être que Patti Smith ne serait jamais venue à la scène mais c’est une éventualité que je ne peux envisager.
Après
Patti Smith avait promis à Robert Mapplethorpe d’écrire leur histoire. Avec Just Kids, elle tient sa promesse. Loin du simple récit d’une passion amoureuse, nous assistons à la naissance de deux artistes immenses. Ils ont une admiration sans bornes l’un pour l’autre, ce qui les pousse à se stimuler sans jamais se jalouser, fait rare dans le milieu artistique.
Lire Just Kids m’a permis d’appréhender une époque où tout semblait possible, du moins à mes yeux. Un temps où une expression inspirée de sentiments et idées poétiques foisonnaient dans la rue et n’était pas considérée comme farfelue. Pour ces deux-là, les mots comptaient plus que tout.
Avant